Lycée privé du Guiers Val d'Ainan

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Origine du projet : le directeur a découvert la CNV. Il s’est formé en vivant les 3 modules de base, et voyant le potentiel de transformation des relations que peut apporter la CNV, a eu envie d’en faire bénéficier son établissement.

Un appel à projet du Conseil Régional sur la prévention du décrochage scolaire a été l’occasion de lancer un projet dans l’établissement. Françoise Keller, formatrice certifiée en CNV a collaboré à la mise en place du projet.

Faisant le constat que des élèves interrompent leur formation, pas pour des raisons scolaires, mais pour des raisons en lien avec leur parcours de vie, l’idée du projet est, avec la CNV, d’aider le jeune à se connecter à ses ressources, à ce qui le motive vraiment et à choisir son projet de vie.


Financement du projet : Le projet a été financé :

  • par le Conseil Régional avec l’appel à projet sur la prévention du décrochage scolaire
  • par les fonds de formation des personnels des établissement privés
  • par les fonds du lycée


2007-2008 : une première année expérimentale

Un premier atelier avec un groupe d’élèves, animé par Françoise Keller.

Constat qu’il est difficile de mener un projet de ce type avec les élèves, s’il n’y a pas une sensibilisation de l’équipe éducative.

qui débouche sur la mise en place d’un projet sur 3 ans comprenant :

  • des actions avec les élèves
  • et une formation des adultes

Un formateur en CNV anime les formations pour adultes.

Une intervenante, Isabel Estévez Corniquet, est présente une après midi par semaine. Elle anime un atelier de 2 heures pour le groupe élèves, et est disponible 2h pour des entretiens individuels (pour élèves ou adultes).

Françoise Keller, formatrice certifiée, supervise l’ensemble du projet et interventions.


2008-2009 :

- pour les élèves :

atelier de remobilisation, proposé aux élèves appelés habituellement « en grande difficulté », dont on dit ici « avec lequel l’établissement est en grande difficulté de dialogue ».

L’atelier comprend 10 séances de 4h.

Ce sont les professeurs qui indiquent quels sont les élèves qui en ont besoin. L’atelier est imposé aux élèves.

Bilan : quelques élèves qui en redemandent, d’autres qui vivent mal le côté imposé et se demandent « pourquoi moi ? » La CNV est connotée dans l’établissement « réservée aux élèves en difficulté ».

Côté statistiques : l’ensemble des élèves pressentis « décrocheurs » ont fini l’année scolaire

- pour les adultes :

  • 1 matinée de sensibilisation, proposée 3 fois pour permettre à toutes les personnes de la communauté éducative intéressée de pouvoir découvrir la CNV
  • 1 formation de 2x 2jours (module 1 et module 2), ouverte à l’ensemble du personnel de l’établissement, animée par Eric Barnouin. 12 personnes participent.


2009-2010 :

- pour les élèves :

  • atelier de remobilisation :

Des critères précis et une démarche différente ont été mis en place, pour ne plus que l’atelier soit vécu comme quelque chose d’imposé et que ça ait du sens pour le jeune

Un suivi des élèves à qui l’atelier est proposé permettra de faire un bilan en fin d’année.

- pour les adultes :

  • 1 formation de 2x2 jours pour un nouveau groupe de 8 personnes, animée par Eric Barnouin
  • 1 module 3 prévu dans l’année pour les 2 groupes

Effets observés à ce jour :

. dans les conseils de classe : diminution des discours jugeants sur l’élève

. au niveau vie scolaire : une qualité de relation avec l’élève, où on sent que chaque élève a droit à une bienveillance de fond quel que soit son comportement


Et le projet continue.


2010-2011 :

  • L'atelier de remobilisation continue avec succès. Des élèves témoignent : "je n'aurais pas tenu l'année sans ça" et sont soucieux de savoir s'il va continuer l'année prochaine, puisqu'Isabel Estevez Corniquet déménage dans les Pyrénées.
  • Formations pour les équipes enseignantes et éducatives, animées par Catherine Schmider :
    • Prendre soin de soi pour mieux faire son métier 1 journée en février
    • Développer sérénité et aisance dans les conflits 2 journées 1 en mars et 1 en mai
    • Installer et entretenir une ambiance de classe favorable aux apprentissages 1 journée en juin


2011-2012 :

  • L'atelier de remobilisation continue, avec Manibhadri Desplats qui prend le relais. Elle est présente 1 après midi par quinzaine, principalement pour des temps individuels d'écoute empathique pour les élèves. Ceux-ci s'inscrivent volontairement ou sur proposition de la vie scolaire sur la base des critères établis depuis 2009 (proposition qu'ils sont libres de refuser).

12 sessions sont ainsi proposées de novembre à mai. 27 élèves en bénéficient, dont certains qui demandent à pouvoir venir régulièrement, exprimant que "c'est un des seuls lieux où l'on peut exprimer ce qu'on vit sans être jugé"

  • Formation pour les adultes, animées par Catherine Schmider :
    • Une nouvelle formation sur les bases de la CNV en décembre (2 journées) pour les personnels administratifs, le nouveau CPE et des enseignants intéressés
    • Une journée approfondissement, co animée avec Manibhadri Desplats, sur "Les demandes : savoir demander, savoir accueillir un Non, savoir dire Non et dire de vrais Oui", en février, pour toutes personnes intéressées, des équipes administrative, vie scolaire, enseignante, et direction, ayant déjà les bases de la CNV
    • Une journée approfondissement,sur "Evaluer sans juger", en avril, pour les équipes de vie scolaire et enseignante,
  • Un groupe de pratique est mis en place par un petit groupe d'enseignants ayant suivi la formation CNV, pour lequel Manibhadri propose également son soutien


Les principaux accents de l'année 2011-2012 ont été :

  • la continuité des ateliers de remobilisation pour les élèves, malgré le changement de la personne l'animant
  • l'approfondissement de la formation des adultes avec les 4 journées proposées
  • une plus grande intégration du projet dans son ensemble avec le renforcement des liens entre la démarche de soutien aux élèves (à travers les ateliers de remobilisation) et la formation des adultes : une collaboration étroite a été développée entre Manibhadri et la vie scolaire, ainsi que le développement de liens avec les équipes enseignantes.(avec par exemple du soutien par une intervention d'animation d'heures de vie de classe pour favoriser le dialogue au sein d'une des classes du lycée).