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Le journal "Aler-Retours" est édité à périodicité variable. Il est édité par et pour les adhérents de l'ACNV.
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Version du 7 janvier 2008 à 19:54

Le journal "Aller-Retours" est édité à périodicité variable. Il est édité par et pour les adhérents de l'ACNV.

Archives du journal "Aller-Retours"


Bonne lecture !

Ci-dessous le numéro de fin 2006...

EDITO

Allers-Retours Quatrième trimestre 2006-11-20 par François Dusson Président ACNV.

« Entrer en relation pour partager la CNV » pourrait être une façon d’exprimer un sens au fait que nous nous associons dans l’ACNV. De la première conférence en janvier 2000 à Paris où j’ai entendu Marshall Rosenberg, j’ai gardé sa dédicace sur le livre « Les mots sont des fenêtres », livre qui a été mon premier contact avec la CNV. Cette dédicace est : « J’espère que quelque chose dans ce livre enrichira ta vie ». Oui, ma vie est enrichie. Et sans-doute partageons-nous amis lecteurs ou lectrices d’avoir été touchés, nourris, éclairés par la pratique du processus. Ce journal « Allers-Retours », dont la vocation présente est de paraître une fois par trimestre, est justement le nôtre pour partager nos cheminements, nos expériences. Il recueille réflexions, témoignages, interrogations, informations. Le compte-rendu de l’assemblée générale 2006 fait partie des articles. Il donne une photographie de la vie de l’association, avec tout particulièrement le mot de Béatrix, présidente pendant quatre ans, donnant bilan et perspectives, et également le rapport financier de Geneviève Wilson, trésorière quatre années, qui très concrêtement informe sur la réalité de l’ACNV. A tous et toutes, bonne lecture !

Intro de la rédaction

C’est la Région Normandie qui reprend l’œuvre des adhérents de la Région de Nantes. Nous sommes ravis de contribuer en partageant nos espoirs de tisser des liens en régions. « Cette contribution nous semble être un élément essentiel pour soutenir et permettre une pratique et une intégration de la CNV » comme le dit si bien Fran-çoise Keller. Ce numéro est différent des précédents et sera dissemblable des suivants. Pour cette édition, les groupes autogérés ont été interrogés et nombreuses ont été les réponses. D’ores et déjà, nous lançons un appel aux adhérents pour qu’ils nous fassent parvenir, dès que possible, leur contribution. De courts textes sur ce qui a été magnifique pour eux en rapport avec la CNV, ce qu’ils attendent de l’association, de ce qui les enchante de leur appartenance à la CNV en prose ou en vers. Les textes sont reçus sous format word ou à défaut par courrier aux adresses suivantes : philippe.champion@free.fr ou à Philippe Champion 3 rue du Mont 76000 Rouen

Nous souhaitons que ce journal devienne un lien d’échanges et d’informations sans publicité.


Ardêche

Je fais partie du groupe autogéré d'Ardêche et j'ai longtemps cherché à savoir ce que j'aimerais partager et transmettre. Je souhaite que ce journal serve à partager les prises de conscience et les reflexions de chacun(e) qui peuvent nous ai-der dans notre cheminement. Pour ma part j'ai fait l'expérience suivante :

« Lors d'un différend avec mon fils, bien que consciente que le besoin de chacun était d'être entendu et compris, chacun s'ef-forcait à être compris avant tout. Evidemment il nous était difficile de parvenir à une entente. Pire,nous étions aggacés que l'autre ne nous comprenne pas. Alors en réfléchissant, j'ai réalisé que si je voulais être entendue, c'était à moi de faire en sorte que l'autre puisse m'entendre. Il me fallait donc changer de stratégie. Je me suis souvenue que pour être capable d'écouter et d'entendre, il fallait préala-blement être en paix avec ses propres besoins, en l'occurence le besoin d'être entendu soi-même. Et qu'est-ce-que ça veut dire d'être entendu ? Que l'autre prenne conscience de mes besoins et en tienne compte ? Alors la questions se pose : Suis-je moi-même consciente de mes besoins présents et est-ce-que je prends la résponsabilité de les satisfaire ? Ou est-ce-que j'attends de l'autre la satisfaction ? Et comment pourrait-il les satisfaire si je ne les lui ai même pas clairement exprimés ? En conclusion : J'ai besoin d'être entendue par moi-même avant tout, ensuite je peux avoir besoin de partager ». Sabine

Nous devons bien être une trentaine de girafes en Ardèche sud (voir Annie Gosselin / Plessy). Nous sommes souvent une vingtaine dans les ateliers de pratique avec Annie et une douzaine dans les ateliers auto-gérés (avec des variations entre 6 à 12). Le groupe se porte bien, le noyau du début 2004 (environ 6 à 8 personnes) est toujours assidu et quelques nouvelles girafes se sont jointes à nous. Chacun exprime assez réguliè-rement sa satisfaction à venir aux ateliers et à chaque atelier, il y a toujours au moins une personne pour manifester son admiration du processus, de la richesse et de la profondeur du travail que nous faisons ensemble. Les per-sonnes qui viennent sans avoir de situation particulière expri-ment leur disponibilité à faire de l'empathie ce jour-là et leur confiance dans le fait qu'elles vont assurément trouver un écho dans un ou plusieurs des sujets proposés par les autres. Damienne MATTEI


Montpellier

Un témoignage qui contribue à donner un éclairage sur les différents groupes de pratique de la CNV et par là, donnera en-vie à d’autres de nous rejoindre. Dans le groupe autogéré, bien que nous soyions deux dans le processus de certification ; ceci permet à chacun de pouvoir prendre sa place dans la dyna-mique du groupe et nous nous en réjouissons. Chacun apporte ce qu’il a appris, acquis lors de sta-ges, et en fait cadeau à l’ensemble. Nous nous émerveillons à chaque fois de cette richesse. Le groupe existe pour la troisième année et est ouvert tout au long de l’année. Nous partageons ce qui est vivant pour chacun et les per-sonnes qui désirent voir leur « sujet » travaillé en groupe ou sous-groupe formulent une demande. Des jeux sont également prati-qués pour amener de la légèreté dans l’apprentissage. Je profite de cet espace pour inviter les personnes de la région de Montpellier à venir partager avec nous et donner du soutien au développement de notre groupe par leur présence. Pour ma part, je savoure le che-min parcouru et les échanges de cœur que j ai pu vivre et la contamination que cela a entraî-né.

Rédouane – redouanes@laposte.net - 0609846679


Ecologie et Besoins Humain

Le texte qui suit a été choisi et traduit de l’américain par Isabelle Desplats. Ecrit par Terry Gips, de l’organisation internationale Natu-ral Step, il développe une des conditions pour créer un ave-nir soutenable : « Un usage juste et efficace des ressources au service des besoins fondamen-taux de tous les êtres humains ». Il s’appuie sur le travail de l’économiste chilien Max-Neef, auquel fait aussi référence Marshall Rosenberg.

Extraits du texte de Terry Gips :

Manfred Max-Neef formule le postulat que « les besoins de base sont limités, peu nombreux et classifiables et qu’ils sont les mêmes dans toutes les cultures et dans toutes les périodes de l’histoire ». Plutôt que de les voir comme une hiérarchie de besoins (apparaissant successivement selon que le précédent est satisfait) à la façon de Maslow, il les voit comme tous présents. « Ce qui change, autant à travers le temps qu’à travers les cultures, ce sont la manière ou les moyens par lesquels les besoins sont satisfaits ». Ces besoins ne sont pas substituables… En même temps, à travers le choix de nos stratégies de satisfaction, nous pouvons en nourrir plusieurs à la fois.. Il propose neuf besoins humains fondamentaux : Subsistance Protection, sécurité Affection, amour Compréhension Participation Loisir Création, créativité Identité, sens Autonomie, liberté et peut-être un dixième - transcendance - mais n’est pas sûr qu’il soit universel.

Certains besoins et leurs stratégies de satisfaction ont un lien très direct, comme le besoin de protection (système de soin et de santé)… Mais dans d’autres cas nous confondons besoins et stratégies. Par exemple, la nourriture et un abri ne sont pas des besoins, mais plutôt des moyens pour le besoin de subsistance. Il y a diverses manières de satisfaire ce besoin, telles que l’allaitement par exemple. Le biberon nourrira le besoin de subsistance, tandis que l’allaitement nourrira simultanément les besoins de subsistance, de protection, d’affection, de compréhension, de participation, de loisir, d’identité et de liberté.

Chaque société adopte différentes méthodes pour la satisfaction des mêmes besoins fondamentaux. Nous pourrions dire que l’un des aspects qui définit une culture est le choix des moyens qu’elle prend pour satisfaire ses besoins. Qu’une personne appartienne à une société consumériste ou ascéti-que, ses besoins fondamentaux sont les mêmes ».

La bonne nouvelle pour l’écologie est qu’il est possible d’avoir plus avec moins de choses. Ce ne sont pas les moyens matériels ni l’énergie qui procurent de la satisfaction, mais le degré auquel nos besoins fondamentaux sont comblés…. L’abondance peut nous être offerte. Nous pouvons dire aux gens qu’ils peuvent avoir plus que ce qu’ils ont toujours voulu (sécurité, communautés de vie et environnement sain et agréable) et moins de ce qu’ils n’ont jamais voulu (violence, peur, pollution, injustice, abus.. ). Cela ne demande pas plus de ressources, seulement un modèle basé sur la satisfaction des besoins humains fonda-mentaux…

Cette approche permet la réinterprétation de concept de pauvreté. Plutôt que de définir la pauvreté comme le fait d’être au-dessous d’un certain seuil de revenus, Max-Neef affirme : « Tout besoin fondamental qui n’est pas correctement satisfait révèle une pauvreté humaine… Chaque pauvreté engendre des pathologies », ce qui nécessite l’établissement d’un dialogue sur les conséquences de la privation tout comme sur le potentiel de ces besoins à devenir des ressources.

S’appuyant sur cette analyse, il pense que les Etats-Unis sont parmi les pays les plus pauvres du monde. Nous serions fous de penser que tous nos besoins économiques vont combler nos besoins fondamentaux. Il ne fait pas de doute qu’une fois l’illusoire rêve américain atteint, tant de gens découvrent que leur vie est vide et sans sens.

Un autre point où nous sommes dans la confusion est celui des biens économiques, que, du fait de la publicité et des medias, nous voyons comme des besoins fondamentaux. Selon Max-Neef, il serait plus juste de les regarder comme des objets capables de rendre plus ou moins efficace une stratégie de satisfaction… « Quand, cependant, le modèle de production et de consomma-tion fait des biens une fin en eux-mêmes, la soi-disant satisfaction d’un besoin affaiblit la capacité du besoin à générer du potentiel. Ce qui crée les conditions pour renforcer une société aliénante engagée dans une course à la productivité sans aucun sens. La vie, de ce fait, est mise au service d’artéfacts au lieu que les artefacts soient mis au service de la vie. La question de la qualité de la vie est recouverte par notre obsession d’augmenter la productivité ». Cette approche contient un argument très motivant : chacun sera gagnant. Dès lors que les besoins sont les mêmes pour tous, il est plus facile d’obtenir un soutien large, spécialement si l’on mène des discussions de fond sur les besoins fondamentaux et les moyens de les satisfaire. Ceux qui voudraient tenir fermement au pouvoir et à l’argent (qui peuvent être vus comme des tentatives d’assurer sécurité et autres be-soins de base) seront fortement enclins à envisager de relâcher la pression. Ils reconnaîtront que nous ne construirons pas un monde soutenable tant que nous n’aurons pas dessiné une société qui permette de satisfaire les besoins fondamentaux de tous. Si nous ne le faisons pas, ceux qui sont dans le besoin feront n’importe quoi pour survivre, même si cela passe par le vol, la violence ou par la destruction d’une forêt multiséculaire. Ils ont peu de choix…

Ce sujet est peut-être le plus important de notre temps. Terry Gips, 16 juin 1999


Normandie

Un colloque « Optimiser les pratiques de médiation » était organisé par la Communauté Urbaine de Cherbourg-Octeville. Son but était de présenter et d’échanger autour de toutes les pratiques de médiation existantes dans la région aussi bien avec les acteurs institutionnels qu’associatifs, (médiation sociale, pénale, familiale …). Ce colloque avait pour but de préparer le futur « contrat urbain de cohésion sociale » qui sera mis en place en 2008. C’est ainsi que j’ai proposé la Communication NonViolente. Un stand fait de quelques couvertures de livres photocopiées, la description du processus, les papiers bleus de présentation de l’ACNV et de livres mis à disposition. Et le tour était joué ! Les couvertures de livres comme « Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs » ou « Cessez d’être gentils, soyez vrai ! » sont connus et ont attiré l’attention, le contact s’établissait alors rapidement. J’ai pu ainsi découvrir plusieurs associations locales mais aussi régionales qui offrent des formations dans le domaine de la communication et de la médiation. Lors des échanges, je me suis aperçu que la CNV était connue et que certaines personnes avaient eu une approche à la CNV dans leur formation à la médiation ! Surprise et enchantement de part et d’autre de voir la CNV arriver jusqu’à Cherbourg ! Toutes les rencontres aussi bien au stand que lors des tables rondes m’ont permis de présenter le processus, le réseau CNV et de créer des liens. Cette présence dans ce colloque m’a confirmé dans toute la place que pouvait avoir la CNV dans le tissu associatif local.

Jean-Yves FORAY - Cherbourg (50)


Lyon

Nous avons recommencé nos séances de pratique au sein de notre groupe autogéré. On se réunit mensuelllement chez moi : j'ai proposé mon appartement comme lieu de rendez-vous, mais c'est ouvert et ça peut tourner. Nous sommes six personnes très accro, et apparemment d'autres vont nous rejoindre. Nous avons pris le livre de Lucy Leu et nous nous sommes attaqués à quelques exercices pratiques. Mais auparavant nous vérifions lors d'un tour de table si l'un ou l'une d'entre-nous souhaite aborder un élément de sa vie ou un fait qui la questionne. Il y a une énergie incroyable dans ce groupe, et franchement je me sens très nourri par tous les participants hyper motivés Je compte aussi proposer l'approche "pistes de danse" puisque j'ai eu la chance de participer au stage de Bridget, qui m'a vraiment permis un super ancrage corporel.

François Rabourdin - 21 passage des alouettes - 69008 Lyon


Région Nord

A Lille Christine Dubart est formatrice certifiée depuis l'été dernier et nous en sommes fier. Pascale Faivre et moi-même avançons dans notre parcours de Certification et espérons la rejoin-dre bientôt.

A l'initiative de Pascale Faivre les participants des différents groupes de la métropole Lilloise étaient invités à se réunir le samedi 16 septembre dernier pour tisser du lien ensemble et échanger sur nos pratiques et difficultés. Nous étions dix-sept personnes et chacun est reparti joyeux et nourri par cette rencontre conviviale et riche en apprentissage commun (compte-rendu joint).

Quatre groupes fonctionnent maintenant de manière hebdomadaire dans la métropole Lilloise et nous commençons à essaimer un peu plus loin. C'est ainsi que Caroline se propose d'ouvrir un groupe à Amiens où l'a conduite son parcours professionnel. Contact : caro.hardelot@wanadoo.fr

Pour ma part, j'ai créé cette année une association "S'écouter et se parler" à Boulogne-sur-mer et j’anime des groupes de parole mensuels (programme joint). Un stage d'initiation est prévu pour le premier trimestre 2007 et un groupe de pratique est en cours de constitution. Des médiations CNV et des écoutes individuelles sont également envisagées. Contact : Michel Rouvillain 06.76.55.97.20 ou rouvillain@yahoo.fr


Agglo de Lille

Compte-rendu de notre rencontre du samedi 16 septembre.

En introduction, j’aimerais à nouveau vous remercier pour votre participation, cette rencontre a permis, entre-autre, de poser les fondations d’un réseau « groupe de pratique CNV » dans le Nord de la France et je suis très heureuse de ce premier pas, nous aurons ainsi plus de cohérence, de clarté, par rapport à l’offre « groupe de pra-tique ». Et je remercie à nouveau Bénédicte Flipo, pour la salle, car sans cet espace cette rencontre n’aurait pas pu avoir lieu.

Lieu : Cueep Lille Fréquence : un lundi par mois de 13h à 16h Modalités : animation à tour de rôle, détermination d’un thème par rapport à un besoin spécifique, préparation avant rencontre avec une certaine sou-plesse si quelqu’un ressent le besoin de recevoir de l’empathie. Temps corporel en intro, planning annuel

Référente : Christine Motte 03 20 23 18 86 - cric.motte@wanadoo.fr


Groupe autogéré du mardi soir La Madeleine

Lieu : chez l’un, chez l’autre Fréquence : un mardi par mois de 20h15 à 22h30 Modalités : planning trimestriel, une personne volontaire qui anime un thème précis avec comme support le livre de Lucy Leu, ou autres propositions, ou écoute empathique, ou …

Référente : Sabine Gondé 06 13 86 05 56 - sabinegonde@free.fr

Paris

Je suis heureuse de partager avec vous comme le groupe de pratique m'a aidé - et m'aide toujours - à intégrer la CNV. En tant que participante, ces deux ou trois heures régulières m'ont aidé dans l'apprentissage autant que les stages et les formations ! Merci, Patricia Salgon, Pascale Mohlo, Isabelle Desplats ! Chaque fois, c'est réconfortant de se replonger dans une atmos-phère bienveillante où tous ont la même envie de parler le même langage.

J'ai aussi participé deux années de suite aux stages sur les groupes de pratique organisés par l'association, et le partage avec les autres m'a aidé à créer le mien, à me sentir assez en confiance.

Aujourd'hui, j'en anime un, chez moi, à Paris depuis septembre 2005. Je célèbre avec vous le chemin parcouru ! Les premières fois, j'avais un trac fou, pour me rassurer, je faisais des demandes de vérifications toutes les dix minutes ! Aujourd'hui, je me sens très à l'aise et c'est un plaisir de retrouver les participants du groupe, les piliers, les réguliers, les nouveaux... J'ai même réussi à demander du soutien et un "pilier" qui s'occupe maintenant de l'organisation, du rappel des dates par emails... Je suis aussi comblée quand mon fils aîné de cinq ans s'assied sur mes genoux, ses oreilles de girafon grandes ouvertes... Je me dis que lui aussi, il intègre! J'avais une croyance au début : je pensais qu'il fallait douze personnes pour que le groupe fonctionne. Vous imaginez, ça m'a rendu super malheureuse quand nous n’étions que trois ou quatre... et pourtant, c'est dans ces moments-là, en petit groupe, que la croyance est tombée : c'était tout aussi intéressant !

En tant qu'animatrice, j'aime alterner le rythme d'apprentissage : j'essaie d'équili-brer le travail de "situations" où le rythme ralenti avec des jeux plus ludiques pour faire remonter l'énergie du groupe. Au début, je pensais que j'étais trop futile, de vouloir jouer... J'ai osé en parler à Saleem Ebrahim, qui m'a dit que pour lui, le jeu était une façon d'apprendre ! Ca m'a rassuré, et depuis, on joue et je ne culpabilise plus.

Mes jeux préférés sont "Les quatre façons de recevoir une critique", "Transformer une critique ou un compliment en besoins insatisfaits", "A quoi on dit oui quand on dit non", "Faire une demande en incluant nos besoins"... Pour donner des repères, je marque les indications sur des fiches bristol. Pour le jeu "A quoi on dit oui quand on dit non" : - fiche 1 pour la personne A : "Je pose une question." - fiche 1 pour la personne B : "Je réponds NON" - fiche 2 pour la personne A : "Est-ce que tu te sens... parce que tu as besoin de ....?" - fiche 2 pour la personne B : "????" elle répond ce qu'elle veut !

Aujourd'hui, j'ai démarré mes premières formations en communication "S'affirmer et se faire connaître", et si je me sens si à l'aise et à ma place, c'est grâce à la pratique d'animer de ce groupe de pratique... Le groupe de pratique, super "pratique" pour "pratiquer" la CNV ! Chine

Toulouse

Le groupe autogéré de CNV de Toulouse entame sa quatrième année de fonctionnement. Au départ, nous étions trois-quatre à nous retrouver une à deux fois par mois, et maintenant nous sommes une petite dizaine à nous réunir une fois par mois. Nos rencontres commencent par une météo et des demandes spécifiques de chacun, si besoin. Nous prenons l’animation de la réunion à tour de rôle, ainsi cha-cun peut partager ses talents d’animateur et choisir un point particulier qu’il désire approfondir et travailler avec le groupe. La personne se propose pour l’animation suivante à la fin de notre rencontre. Les réunions sont différentes à chaque fois : exercices de ressenti corporels pour habiter notre corps en début de séance, exercices pour entraîner ses oreilles girafes, petits groupes de trois ou quatre pour écouter quelqu’un, jeux de rôles, … Nous avons même essayé d’animer une réunion sans animateur choisi !! Intéressant de répondre aux besoins de chacun ou certains avaient besoin d’être encadré et d’autres non ; après un vote « sociocratique », le groupe s’est partagé en deux afin de répondre aux besoins des uns et des autres : un groupe animé et l’autre autoanimé ! Chaque rencontre est riche de ce que nous y amenons et parta-geons, en tout cas, j’y repars enrichie de ces partages authentiques, vivants, remplie d’une grande bouffée d’oxygène nonviolente, et énergétisée pour m’en nourrir dans mon quotidien.

Yolaine de Brichambaut - 05 61 24 46 63 - yolaine@debrich.net

Avignon

Notre groupe réunit environ huit personnes, il a redémarré début septembre sur un rythme de trois heures tous les quinze jours, les jeudis matin. Une pause est faite pendant les vacances scolaires.Nous suivons le livre de Lucy Leu qui nous apporte une trame de fonc-tionnement et nous rassure dans notre pratique de la CNV. Bien sûr tous les élans créatifs sont les bienvenus. Nous explorons depuis septembre le thème de la demande en ayant à cœur dans nos exercices de mettre une attention particulière à appro-fondir les étapes préalables notamment les besoins qui nous semblent, à tous, le point essen-tiel.Les définitions et exemples donnés par J.-P. Faure et C. Girardet dans le livre "L'empathie, le pouvoir de l'accueil" nous sont très profitables pour nous apporter de la clarté.

J’apporte également un témoignage personnel : une anecdote vécue au stage pa-rents-enfants en juillet.

Lors d'un atelier CNV/peinture, ma fille, treize ans, nous partage son sentiment de stress et de malaise face à son dessin. « L'animateur nous avait demandé de peindre au milieu de la page un rond rouge de la taille d'une balle de tennis et de faire un fond bleu ». Nous dit-elle. Ensuite, elle nous fait part de son soulagement et apaisement lorsque ce rond est transformé en fleur orange. Mais les heures qui suivirent, ma fille restait préoccupée par son malaise face à ce rond et cherchait toujours à comprendre. Quand tout à coup excitée, elle vient me voir en me disant : « Ça y est, j'ai compris! Tu te rappelles maman en maths j'avais eu 3/20 la première fois et après j'étais toujours stressée en DS et je n'ai eu que des mauvaise notes. Bien ! Sur ma feuille tout était marqué en bleu avec mon stylo plume, mon cercle au milieu était faux et le prof me l'avait gribouillé en rouge !! C'est ça le rond rouge sur le fond bleu!! Je suis contente maman d'avoir compris et de savoir que le rond rouge c'est facile de le trans-former en fleur ! »

Merci pour votre initiative d'Allers-Retours qui nourrit mon besoin de partage...

Catherine Reynier


Alsace

Quelques échos des deux groupes de CNV que j'anime sur Sausheim. Le premier groupe comprend huit membres fémi-nins, en question sur la CNV à la maison : la CNV et les enfants, au travail... Une réunion par mois, de deux heures environ. Le second groupe est mixte : deux hommes et trois femmes. La CNV en couple, au travail, avec les enfants. Les hommes sont les maris de femmes de mon autre groupe. C'est très encourageant de participer au cheminement de couples, chacun de son côté ; cela me permet de comprendre que tout n'est pas simple, et que la perception de mêmes situations peut être réellement différente. Mais de part et d'autre, le désir de progression pour des relations de meilleures qualités a du sens... Marie-Noëlle JACAMON

Communiqué & célébration

La première rencontre "création de ressources autour de l'éducation" s'est déroulée du vendredi 27 octobre au dimanche 29 octobre 2006 à Lyon. Initiée par l'association française, et premier jalon d'une préfiguration d'un Institut francophone. Ont contribué aux travaux : Annie Gosselin, Véronique Brusorio, François Dusson, Isabelle Desperrier, Catherine Schmider, Robert Greuillet, Françoise Keller, Sébastien Ducloux, Tanya Menez, Sylvie Boyer, Sophie Noël, Geneviève Wilson... Constitution du cercle d'amélioration - relié au cercle français ACNV - à thème "édu-cation" dont les principaux objectifs sont : - veille active pour connaître la situation en France (projet école, interventions, personnes ressources...) - analyse de pratiques et fiches méthodologiques accessibles pour faciliter le transfert d'expériences - favoriser les liens entre les personnes et les différents niveaux du réseau CNV (enseignants entre eux, cercles entre eux, formateurs CNV qui inter-viennent dans ces milieux) - partager notre rêve et le faire grandir

Composition actuelle du cercle d'amélioration "EDUCATION" Annie Gosselin, Véronique Brusorio, François Dusson, Catherine Schmider, Robert Greuillet, Sébastien Ducloux, Sophie Noël, Geneviève Wilson... Plusieurs personnes ont endossé des responsabilités en lien avec leur besoin de contribuer et de concrétiser leur élan : Annie anime le cercle "éducation Ardèche". Sébastien inspiré par la capitalisation des expériences, offre son énergie pour travailler dans un premier temps sur la mémoire de la commission "éducation". Véronique souhaite mettre en place une photographie, un état des lieux de ce qui se passe en France et l'actualiser au fur et à mesure. Catherine se charge de mettre en forme les cahiers d'automne "CNV & EDUCATION" production du cercle France (un rêve : deux numéros par an prin-temps/automne) Sophie se charge de recueillir les besoins de ses collègues en-seignants (pouvant déboucher sur des offres spécifiques de formation) Nous étions inspirés par l'expérience de tous ceux absents et tout particulièrement Sylvie Puchaux, Josiane Sabatier, les formateurs et participants des séminaires édu-cation depuis 2002, Caroline Lamy qui a lancé l'aventure... Notre méthode de travail a été créative, interactive et soutenue par les outils de la sociocratie tels que nous les intégrons grâce à notre "esprit CNV". De la fluidi-té, de la légèreté et du concret. Nous nous sommes rejoints au moment de la célébration autour de Paix et Énergie.

Massage pour Bébé

L'Association Internationales de Massage pour Bébé AIMB Rencontre internationale à Barcelone 7 et 8 octobre 2006

Christel Proudhon, chargée de la formation au niveau international des instructeurs "Massage pour bébé" connaissant et pratiquant la CNV, avait su défendre la proposition d'offrir une sensi-bilisation à la CNV aux instructeurs et formateurs présents inclus dans le pro-gramme officiel de ces journées internationales. A l'invitation de l'AIMB, l'association française, le réseau francophone des formateurs et le centro esserci étaient présent sur les deux journées. Nous avons tenu un stand de livres avec des ouvrages CNV en espagnol, italien, anglais tout au long des rencontres. Le dimanche matin un atelier de quatre heures a été donné en quatre langues, italien par Vilma Costetti, anglais par Anne Bourrit, espagnol par Patricia Salgon et Pilar de la Torre et en français par Thomas d'Ansembourg . Une quarantaine de pays étaient représentés par environ deux cent instructrices et formatrices (un seul homme dans ce groupe). Beaucoup d'enthousiasme et de possibilité d'approfondir cette initiation dans chaque pays concerné. Nous avons eu la joie de faire un premier contact avec une association internationale (ainsi que les membres du conseil d'administration international) qui porte des valeurs proches, tellement proches des nôtres (la place capitale de la relation, du respect des besoins pour favoriser la croissance et l'autonomie du bébé) que nous nous sentions en complicité de cœur. Leur réflexion sur la trans-mission de leur processus de massage, sur la formation des praticiens et des instructeurs a beaucoup de point commun avec la transmission de l'esprit CNV. D'autre part leur organisation sur le mode consensuel s'apparente également à notre cheminement vers une forme sociocratique. Thomas a profité de son passage pour donner une conférence le lundi 9 octobre devant un public conquis. Avec tout de suite, des envies de formation. La CNV s'implante progressivement en Espagne et nous en sommes heureux. Pour plus d'informations : Geneviève Wilson.

CNV dans l’enseignement public

Un stage de formation CNV dans un lycée de l’enseignement public

Nous avons réussi à organiser un stage de formation en CNV au lycée Antoine de Saint-Exupéry de La Rochelle, prévu pour jan-vier prochain et qui sera animé par Thierry Mourman, formateur certifié CNV. Constatant la difficulté de proposer une telle formation au sein de l’Education Nationale, nous souhaitons partager ici notre expérience espérant ainsi encourager nos collègues sensibles à la CNV à se lancer dans une dynamique compa-rable.

Ce qui nous semble important dans cette démarche c’est de ne pas imposer une telle formation, mais d’en susciter la demande de la part des collègues et de l’administration de l’établissement. Nous avons été confrontés à quelques résis-tances qui relevaient en fait de la peur ou de la méfiance face à cette innovation dans le rapport classique élève-enseignant. Afin de proposer cette formation CNV, encadrée par un formateur non-enseignant, nous avons été extrêmement attentifs aux sentiments et aux besoins exprimés ou suggérés par la communauté scolaire du lycée, en salle des professeurs et lors des diverses réunions qui rythment l’année. En particulier une large réflexion fut proposée par notre administration concernant la baisse de motivation des élèves de Se-conde face à la réussite scolaire. Nos rencontres avaient pour objectif de mettre en place des outils et des stratégies pour remotiver les élèves en difficulté afin de diminuer les réorientations et les redou-blements. Très vite nous avons constaté que ces réunions se résumaient principalement au témoignage d’anecdotes illustrant le constat de départ : nos élèves ne travaillaient pas ! L’ensemble des participants semblait toutefois d’accord sur le fait que les principales souffrances exprimées par les élèves et les enseignants eux-mêmes, étaient dues à la difficulté de communiquer. A l’issue de ces réunions, chacun ressentait frustration et découragement, car aucune proposition satisfaisante n’émergeait. C’est dans ce contexte que nous avons proposé d’organiser une formation en CNV, afin d’explorer d’autres pistes et tenter de mieux répondre aux difficultés unanimement exprimées. Faisant valoir que l’enseignant était un professionnel de la communication, mais que paradoxalement il n’était pas tellement formé à la communication mais plutôt à la transmission de savoirs, il nous est apparu nécessaire de nous prendre en charge pour mieux rentrer en relation avec un public d’élèves de plus en plus hétérogène. Le processus CNV n’était pas connu par nos collègues, et pour lever certaines méfiances, nous avons présenté la CNV comme étant une démarche peu éloignée de la Programmation NeuroLinguistique mieux connue par une partie du milieu enseignant du lycée, car cette dernière apparaît dans les programmes scolaires des sections STG. Il nous a paru important de présenter la CNV comme un outil efficace dans la relation quotidienne élève-enseignant et dans la gestion et le désamor-çage des conflits, dans la mesure où il prend en compte les besoins de chacun. Naturellement, nous avons veillé à rester fidèles au processus lorsque nous avons fait cette proposition aux col-lègues, soucieux d’être à la fois cohérents avec nous-mêmes et respectueux de ce qu’ils peuvent vivre.

La réussite de cette démarche tient également au soutien de notre administration qui a pesé de tout son poids pour l’accord du rectorat. Il a été également nécessaire de trouver une solution financière pour rémunérer un formateur « hors Education Nationale ». Le lycée a complété le financement rectoral sur ses fonds propres. La motiva-tion des collègues pour ce stage (les demandes d’inscription ont dépassé les 14 places ouvertes) a conforté l’administration dans son soutien à cette action.

Nous pensons que la proposition d’une conférence par un formateur certifié, programmé un jour de pré-rentrée peut être une stratégie utile pour informer et motiver une demande de stage. L’essentiel étant de suggérer une formation CNV lorsque l’environnement de l’établissement est prêt à l’accueillir.

En résumé, notre expérience révèle les étapes suivantes : – Etre attentif à ce que l’environnement de l’établissement soit réceptif à cette proposi-tion de formation. – S’appuyer sur les souffrances exprimées pour motiver la communauté à réagir (dépasser l’étape du constat récurrent et sté-rile). – S’assurer du soutien actif de l’administration. – Répondre avec bienveillance aux questions parfois étonnantes des collè-gues. – Prendre son temps dans la conduite du projet, respecter son rythme et celui de la communauté scolaire (une année entière pour nous).

Yann Dussubieux et Céline Deshayes Enseignants au lycée Antoine de Saint-Exupéry à La Rochelle yann.dussubieux@laposte.net

Une question…

C’est l’histoire d’un homme qui cherche à comprendre sa vie depuis de longues années. Il a voyagé, parcouru des terres lointaines, traversé des mers. Il a rencontré tous les savants de la terre. Il a passé de longues journées dans les bibliothèques. En vain, il n’a pas trouvé de réponse. Un jour, croisant un enfant qui sautille sur le chemin en chanton-nant « tout est simple, tout est beau, tout est facile », le vieil homme s’arrête, regarde l’enfant et lui demande « Bonjour, enfant, pourrais-tu m’expliquer, toi, ce que je ne comprends pas ». L’enfant et le vieil homme s’arrêtent au bord du chemin.

« Je ne comprends pas pourquoi j’avance si lentement, pourquoi je mets tant de temps à comprendre ce qui pourrait me rendre heureux. Est-ce que tu sais pourquoi j’avance comme une tortue ? ».

Et l’enfant de répondre « La tortue avance si vite ! Elle arrive à chaque pas à enjamber tant de grains de sable, tant de cailloux ! Elle arrive à gravir les montagnes, à traverser les herbes hautes. La tortue avance si vite qu’elle utilise sa vie à découvrir ce qui rend heu-reux ! Moi, je vois que la tortue est une gazelle qui s’est déguisée !»

Le vieil homme, étonné, reprend « Je ne comprends pas pourquoi je dis et je fais le contraire de ce que je veux. Je me mets en colère, je me reproche des cho-ses, j’accuse les autres alors que j’aime tant l’harmonie, l’échange, le partage ! Est-ce que tu sais pourquoi je suis si souvent comme un chacal qui montre ses crocs et qui vit seul, dans la peur de lui-même et des autres »

Et l’enfant de répondre « Ah bon ? Moi, j’aime dormir entre les pattes du chacal. Je le vois si sensible, si avide d’harmonie, d’échange et de partage. Je lui parle de ses envies, de ce qu’il aime et alors ses yeux brillent dans le noir, il m’écoute et me regarde, aussi tendrement qu’une girafe de la savane. Moi, je vois que les chacals sont des girafes qui se sont déguisées.»

Le vieil homme reprend alors « Alors je commence à comprendre pourquoi je ne comprends rien. Si les tortues se déguisent en gazelles, si les girafes se déguisent en tortue, comment je peux reconnaître les vraies tortues des fausses tor-tues, les vraies girafes des fausses girafes. C’est çà que je cherche depuis tant d’années ! »

Et l’enfant se met à rire et s’écrie « Je ne comprends pas ta question, vraiment ! »

Le vieil homme, se sentant près du but, reprend : « J’ai besoin de savoir qui a tort et qui a raison. J’ai envie de comprendre quand c’est bien ce que je fais et quand c’est mal. J’ai besoin de savoir qui fait comme il faut et qui fait mal »

Alors l’enfant prend un air plus triste, il réfléchit, en regardant par terre et dit : « Tu as une question étrange, qui doit te rendre la vie bien compli-quée ! Moi, je vois des êtres vivants déguisés en girafes, des êtres vivants déguisés en cha-cals, des êtres vivants déguisés en tortues déguisés en girafes, des êtres vivants déguisés en girafes déguisés en chacals etc…. Je vois qu’on s’amuse à s’essayer dans de nouveaux costumes, à chaque moment. Je trouve çà amusant. Mais moi, je sais que c’est un être vivant qui se cache derrière. Ca m’amuse de deviner qui c’est, de lui parler, de l’écouter, à travers son déguisement. J’adore jouer comme çà ! Et toi ?»

Le vieil homme sourit « J’avais oublié de jouer et je vois que je vais bien m’amuser maintenant à rencontrer de belles personnes ! »

Et le vieil homme repartit sur le chemin, en sautillant sur le chemin et en chantonnant « Etre humain, où te caches-tu ? Où es-tu ? M’entends-tu ? »

Et le vieil homme passa le reste de sa vie à croiser d’autres êtes humains. Et sa vie fut belle, riche, joyeuse et facile.

Françoise Keller, Ecully, 14 novembre 2006, en pensant aux belles personnes que j’ai rencontrées au dernier module que j’ai animé.