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Modifications

Quel autre autre nom pour la CNV

54 octets ajoutés, 25 août 2012 à 17:25
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<big>Communication NonViolente – La question du nom et de son eventuel éventuel changement</big>
== Intention ==
Avoir un nom :
* qui '''représente ''' le plus possible '''les valeurs ''' véhiculées par la Communication non violente (CNV).* porteur d’un '''sens positif''', plus '''ouvert ''' et plus vaste qu’une négation de la violence. * suscitant une '''adhésion ''' plutôt qu’une réticence '''spontanée ''' (nombreux sont ceux qui en ont déjà fait l’expérience), donc un nom plus attractif et plus fédérateur ;* adapté à '''adapté à une appropriation collective massive ''' qui nous semble de plus en plus à l’ordre du jour''' (projet Education…), un nom adapté à un mouvement mondial (cf. finalité décrétée par le CNVC en 2001). 
== Trois besoins fondamentaux nourris ==
== Inconvénients ==
# * Observons que '''la traduction de ahimsa par non-violence est le fruit d’une interprétation occidentale erronée.'''
En effet, ahimsa provient de himsa « dommage, nuisance, blessure », et du préfixe privatif a–, identique en français (amoral, athée…). '''Le sens originel de ahimsa est donc « anuisance » ou « non-nuisance ». Ce qui est bien différent de « non-violence ».'''
De fait, les deux premiers supports de la non-nuisance mis en avant par les Écritures sacrées indiennes sont le '''respect et la compassion''' ; la négation de la violence n’apparaît pas. Cette dernière est donc une appropriation toute occidentale (au moins en tout cas en langues française et anglaise). – Il pourrait être intéressant d’étudier comment les occidentaux se sont appropriés cette notion indienne en fonction de leur problématique et de leurs besoins.
La notion de « non-nuisance » a pourtant également été mise en avant en Occident, dès l’Antiquité, par Hippocrate notamment : « Ne pas nuire » est l’un des commandements du serment.
# * Le deuxième inconvénient, souvent remarqué par les néophytes, est que '''nier la violence c’est déjà lui donner de l’existence'''. C’est déjà évoquer la violence.* Ensuite, comme toute négation (« Il ne faut pas… »), nier la violence n’est-ce pas déjà violent ?* En outre, une '''définition par la négative''' (« voilà ce que cela n’est pas ») est peu stimulante pour de nombreuses personnes. Au lieu d’être « pour » quelque chose, on est « contre ». La '''posture ''' ne nous semble pas « girafe » mais plutôt '''« chacal »''' (défensive).
* Enfin, ce déni de la violence souffre d’une '''image et d’un risque d’angélisme et de manque d’ancrage dans la réalité et dans l’énergie vitale.'''
La violence procède de l’énergie vitale, dont elle est la forme brute et inconsciente.
'''En étant dans le déni de la violence, le risque nous paraît réel de se couper de la réalité et de l’énergie vitale''', de « jeter le bébé avec l’eau du bain » (expression horrible mais ici pertinente) ; et de créer un monde confinant à la bulle stérile et à la mièvrerie.
 Il n’y a pas de sexualité ou de créativité artistique sans cette énergie vitale<ref>« Comme A. Breton, je crois que ‘la beauté sera convulsive ou ne sera pas’ [...]. L’art met en jeu les forces présentes dans l’univers. Et la nature n’est pas doucereuse. [...] Il faut intégrer les forces violentes de la nature et les canaliser. » (A. Jodorowski, ''La tricherie sacrée'', p. 56, 64).</ref>. Coupé d’elle, je ne peux être pleinement moi-même. « Nous ne sommes pas vrais tant que nous nous gardons, seul l’éclair qui nous embrase tout entier révèle la chair à l’esprit, et l’esprit à la chair » disait S. Zweig (M’éloignes-tu...). « Seul qui se perd entier est donné à lui-même. Seulement si tu t’enflammes, tu connaîtras le monde au plus profond de toi » (Ouvre-toi...). C’est pourquoi « Avant de parvenir à la lumière, l’homme doit traverser sa propre violence <ref>A. Jodorowski, ''idem'', p. 66.</ref>. ». 
L’ancrage dans l’énergie vitale correspondrait au hara japonais, célébré notamment par K. G. Dürckheim. Sans cet ancrage, le cœur est en proie aux sensibleries, et la pensée ergote dans des bavardages vains. Or voilà un jugement, quant à une dérive de la pratique de la CNV, qui a déjà été exprimé ici ou là.
 
Ainsi, de notre point de vue, '''arriver au résultat de la non-violence a plus de chances de se faire en conscientisant la violence et en la transformant, au service de la vie, plutôt qu’en la niant.
'''
== Notes et références ==
{{Références}}
== Procéder à une enquête ==
* Un changement de nom poserait un '''défi marketing'''. A cet égard, nous pouvons garder à l’esprit que :
* plus nous attendrons, plus le changement sera lourd à opérer ;
* nous travaillons au bénéfice des générations futures ;
* des opérations de ce type, de bien plus grande envergure que celle de notre mouvement aujourd’hui, ont déjà eu lieu avec succès : BSN / DANONE, PHILIPPS / WHIRLPOOL, CREDIT LYONAIS / LCL...
1- « Comme A. Bretonplus nous attendrons, plus le changement sera lourd à opérer ; - nous travaillons au bénéfice des générations futures ; - des opérations de ce type, je crois de bien plus grande envergure que ‘la beauté sera convulsive ou ne sera pas’ [...]. L’art met en jeu les forces présentes dans l’univers. Et la nature n’est pas doucereuse. [...] Il faut intégrer les forces violentes celle de la nature et les canaliser. » (A. Jodorowskinotre mouvement aujourd’hui, La tricherie sacréeont déjà eu lieu avec succès : BSN / DANONE, p. 56PHILIPPS / WHIRLPOOL, 64)CREDIT LYONNAIS / LCL. A. Jodorowski, La tricherie sacrée, p. 66.   Démarche soutenue par (dans l'ordre alphabétique): Alexandra BARRAL Alain BOURRUT-LACOUTURE
Thomas DILAN
Aurélia DUBOURG
2ème version réalisée par : Alexandra BARRAL, Thomas DILAN, Aurélia DUBOURG, Alain BOURRUT-LACOUTUREChristophe VINCENT
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